VoiceGuard_logo-removebg-preview
✕
  • Accueil
  • À propos
  • Partenaires
  • Centre de Connaissances
  • Actualités
  • Contactez
  • VoiceGuard Platform
  • Accueil
  • À propos
  • Partenaires
  • Centre de Connaissances
  • Actualités
  • Contactez
  • VoiceGuard Platform
  • Français
Published by voiceguarddev on mars 26, 2026
Categories
  • Centrum znalostí
Tags

Avec l’adoption de la directive (UE) 2019/1937 (« directive sur la dénonciation ») et sa transposition dans les législations nationales des États membres (« EM ») de l’Union européenne (« directive européenne sur la dénonciation »), l’UE a concrétisé l’harmonisation complète des protections minimales accordées aux lanceurs d’alerte. 

À l’horizon 2025 et au-delà, plusieurs extensions législatives, évaluations et transpositions sont à venir, qui auront une incidence non seulement sur le champ d’application matériel de la directive, mais aussi sur l’évolution des meilleures pratiques en matière de protection des lanceurs d’alerte en général. 

Évaluation de la directive européenne sur les lanceurs d’alerte de 2025 et extension éventuelle de son champ d’application 

D’ici le 17 décembre 2025, la Commission doit présenter au Parlement européen et au Conseil un rapport évaluant : 

  • l’efficacité des lois adoptées par les États membres pour transposer la directive ; et 
  • l’efficacité du cadre de protection des lanceurs d’alerte dans l’UE. 

Plus précisément, en vertu de l’article 27, paragraphe 3, de la directive sur les lanceurs d’alerte : 

[La Commission] présente au Parlement européen et au Conseil, au plus tard le 17 décembre 2025, un rapport sur la mise en œuvre et l’application de la présente directive. Ce rapport doit notamment : 

(a) évaluer l’efficacité des mesures prises par chaque État membre pour transposer la présente directive et leur incidence sur le fonctionnement du cadre de protection des lanceurs d’alerte établi conformément à la présente directive ; et 

(b) évaluer si des mesures supplémentaires, y compris l’extension du champ d’application de la présente directive à d’autres actes de l’Union ou domaines d’action, sont nécessaires. 

Les domaines d’extension potentiels mentionnés par la Commission comprennent: 

  • la sécurité et la santé au travail ; et 
  • les conditions de travail. 

Les fédérations d’entreprises ont indiqué qu’elles feraient probablement pression pour que le champ d’application de la protection soit modifié lors de ce premier réexamen. L’une des modifications suggérées consisterait à porter le nombre minimum de salariés requis pour la mise en place de canaux de signalement internes de 50 à 100 salariés ou plus. 

Une telle modification viserait à réduire la charge administrative pesant sur les PME. 

2026 – Extension des protections accordées aux lanceurs d’alerte de l’UE pour couvrir la loi européenne sur l’IA 

À compter du 2 août 2026, la directive sur les lanceurs d’alerte s’appliquera au signalement des violations de la loi européenne sur l’IA. 

Qu’est-ce que cela signifie ? 

Si vous travaillez pour un fournisseur d’IA à usage général (« GPAI »), vous êtes protégé si vous signalez que le produit de ce fournisseur – dont on vous a indiqué qu’il s’agit d’une « IA présentant un risque systémique » au sens de l’article 2, paragraphe 11, de la loi sur l’IA – ne dispose pas de mesures de cybersécurité adéquates, en violation de l’article 55 de ladite loi. 

Les exemples ci-dessus ne couvrent pas actuellement tous les risques liés à l’IA, mais cette modification élargira considérablement le champ d’application des protections accordées aux lanceurs d’alerte, celles-ci s’appliquant désormais à de nombreux types de risques liés à l’IA. 

2026 et au-delà – Élargissement du champ d’application via la CSDDD 

Le champ d’application de la directive sur la dénonciation sera également élargi par la directive sur la diligence raisonnable en matière de durabilité des entreprises (CSDDD), qui est entrée en vigueur le 25 juillet 2024. 

Cette directive modifie la directive sur la dénonciation de manière à ce que des protections soient également accordées aux personnes signalant des violations de la législation nationale qui met en œuvre les exigences de l’UE en matière de diligence raisonnable en matière de durabilité. 

En d’autres termes, les lanceurs d’alerte signalant des violations de la législation nationale relatives à : 

  • les droits du travail 
  • la diligence raisonnable en matière de droits de l’homme 
  • les dommages environnementaux 

pourront bénéficier des protections prévues par la directive européenne sur les lanceurs d’alerte dès que la directive CSDDD aura été transposée en droit national par les États membres. 

Dans l’ensemble, les employés peuvent bénéficier d’une protection lorsqu’ils signalent des activités qui portent atteinte : 

  • l’environnement ; ou 
  • les normes du travail reconnues, telles que celles énoncées dans les conventions de l’Organisation internationale du travail (« OIT »). 

L’UE se concentre sur l’amélioration de la mise en œuvre de la directive sur les lanceurs d’alerte 

Outre l’évaluation d’éventuelles extensions du champ d’application de la directive européenne sur les lanceurs d’alerte, l’UE examinera de plus en plus attentivement les mises en œuvre existantes par les États membres. 

En juillet 2024, la Commission a publié un rapport sur la mise en œuvre et la transposition de la directive. Ce rapport a mis en évidence plusieurs lacunes, notamment : 

Problème n° 1 : Champ d’application de la protection 

Absence de protection adéquate des signalements effectués sur la base de soupçons raisonnables ou des tentatives de dissimulation d’infractions. 

Problématique n° 2 : sanctions 

Neuf États membres n’ont pas clairement prévu que des sanctions s’appliquent en cas de représailles à l’encontre des lanceurs d’alerte, d’entrave aux canaux de signalement ou de non-respect de la confidentialité de l’identité des lanceurs d’alerte. 

Question n° 3 : Exonérations de responsabilité 

Certains États membres n’ont pas transposé de manière adéquate les dispositions de la directive précisant dans quels cas les lanceurs d’alerte ne peuvent être tenus pour responsables de la divulgation d’informations si celle-ci a été effectuée dans le but de révéler une infraction. 

La Commission a déclaré que ces points constituaient les « principales lacunes » dans la mise en œuvre de la directive. 

Peu après, début 2025, la Commission a mis à exécution ses menaces de renforcer les mesures coercitives en infligeant aux États membres une amende collective de 38 millions d’euros pour ne pas avoir respecté la date limite du 17 juillet 2024 fixée pour la transposition de la directive. 

Nous nous attendons à ce que cette tendance se poursuive, la Commission étendant désormais son contrôle au-delà du non-respect des délais de transposition pour s’intéresser à la qualité de la mise en œuvre par les États membres. 

Évolution vers la prévention dans les normes de protection des lanceurs d’alerte 

Au-delà de l’élargissement du champ d’application matériel de la directive européenne sur les lanceurs d’alerte, les normes de protection des lanceurs d’alerte en Europe évoluent. 

Traditionnellement, les lanceurs d’alerte étaient protégés a posteriori par le biais de poursuites judiciaires visant à obtenir des dommages-intérêts de la part de leurs employeurs. 

Le lanceur d’alerte devait souvent subir des représailles avant d’obtenir une protection juridique. 

Un consensus se dégage de plus en plus parmi les décideurs politiques et les commentateurs sur le fait que la protection des lanceurs d’alerte devrait être mise en place avant ou rapidement après la divulgation des faits. 

Une proposition consisterait à mettre en place des mesures de secours temporaires pour les lanceurs d’alerte. 

Par exemple, ces mesures de protection provisoires pourraient prendre la forme suivante : 

  • la suspension d’un licenciement ; 
  • suspension de la procédure disciplinaire ; 
  • ou toute autre mesure visant à empêcher les représailles pendant la durée de la procédure judiciaire. 

L’octroi de mesures provisoires permettrait d’éviter le « décalage temporel » entre les représailles rapides de l’employeur et les procédures judiciaires qui s’éternisent. 

En substance, les bonnes pratiques évoluent pour souligner que le fait de dénoncer des irrégularités ne devrait pas ruiner la carrière d’une personne avant qu’elle ne puisse bénéficier d’une protection juridique. 

Conclusion 

La révision de la directive prévue en 2025 et les extensions prévues en 2026 liées à la loi sur l’IA et à la CSDDD suggèrent que nous entrons dans un nouveau chapitre de la réglementation relative aux lanceurs d’alerte en Europe. 

Il faut s’attendre à des évolutions significatives en matière de conformité européenne en matière de dénonciation par rapport aux normes qui étaient en vigueur lorsque de nombreux cadres de signalement interne ont été initialement adoptés. 

Nous prévoyons que les évolutions futures continueront à exercer une pression sur les organisations pour qu’elles favorisent des cultures d’intégrité et de conformité, soutenues par des mesures de protection préventives et une application plus stricte de la réglementation à travers l’Europe. 

Rédigé par Chara Nikolaou, MD Brainnovation 

Share
0
voiceguarddev
voiceguarddev

Related posts

avril 15, 2026

La protection des lanceurs d’alerte dans l’Union européenne : un impératif juridique pour une politique anticorruption efficace 


Read more
mars 31, 2026

Rapport d’analyse des besoins 


Read more
février 24, 2026

Comment la protection des lanceurs d’alerte fonctionne-t-elle dans la pratique ?  


Read more

Comments are closed.

VoiceGuard_logo (1) (1)
Get help
  • Accueil
  • À propos
  • Partenaires
  • Actualités
  • Contactez
Cofinancé par l’Union européenne. Les points de vue et opinions exprimés n’engagent que leur(s) auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ni du programme CERV. Ni l’Union européenne ni l’autorité de financement ne peuvent être tenues responsables de leur contenu. Numéro du projet: CERV-2024-CHAR-LITI 101213588

Cette licence permet aux réutilisateurs de distribuer, remixer, adapter et développer le matériel sur tout support ou format, uniquement à des fins non commerciales et à condition d’attribuer l’œuvre à son auteur. CC BY-NC
© 2026 Voiceguard-project | All Rights Reserved
✕
  • Accueil
  • À propos
  • Partenaires
  • Centre de Connaissances
  • Actualités
  • Contactez
  • VoiceGuard Platform

voiceguardproject@gmail.com

Ajustements d'accessibilité

Propulsé par OneTap

Combien de temps voulez-vous masquer la barre d'outils ?Combien de temps voulez-vous masquer la barre d'outils d'accessibilité ?
Durée de masquage de la barre d'outils
Profils d'accessibilité
Mode Déficience Visuelle
Améliore les éléments visuels du site web
Profil Sécurisé contre les Crises
Supprime les éclairs et réduit les couleurs
Mode Convivial pour TDAH
Navigation focalisée, sans distraction
Mode Cécité
Réduit les distractions, améliore la concentration
Mode Sécurisé contre l'Épilepsie
Assombrit les couleurs et arrête le clignotement
Modules de contenu
Taille de l'icône

Par défaut

Hauteur de ligne

Par défaut

Modules de couleur
Modules d'orientation
  • Français